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Leçon 30 

Les règles linguistiques fondamentales

1-Prologue (présenté par le professeur Abd Al-Wareth Mabrouk Saïd)

LA LANGUE ARABE

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La langue est une discipline solide établie par l’esprit de l’homme grâce à l’inspiration d’Allah, l’Exalté.
 

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La maîtrise de la langue arabe est absolument requise de tout musulman pour la compréhension correcte du Livre d’Allah et de la Sunna de Son Prophète (BP sur lui).
 

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L’arabe est la langue la plus honorée, car:
a) Allah le bien Informé et le Sage l’a élue pour être la langue du message de Sa dernière Révélation,
b) La véracité de la révélation est un miracle linguistique et rhétorique en premier lieu,
c) Allah, l’Exalté, a préservé Son livre avec son texte arabe.
d) Il a fait de la compréhension de son contenu la cause de sa révélation avec cette langue.
 

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Les sciences de l'arabe sont réparties en deux types :
(a) les sciences de la rigueur linguistique
(b) les sciences de l'esthétique linguistique (la rhétorique)

a)      les sciences de la rigueur traitent :

·        le système phonétique de la langue (la science des sons; leurs prononciations, leurs caractéristiques, leurs types et les rapports qui existent entre eux)

·        le système de la construction des mots (la science de la conjugaison : avec laquelle on définit les types de mots et les formes de chacun d’entre eux, ses caractéristiques et ses règles étymologiques)

·        le système des structures (la syntaxe) qui nous permet de connaître les types de phrases et les principaux composants de chaque type et les rapports qui lient entre eux de façon à ce que la phrase soit une construction ajustée qui exprime avec clarté le sens voulu. La syntaxe traite aussi des procédés qui expriment les différents états comme l'interrogation, l'injonction, l'exhortation, l'exclamation, la prière, l'appel, le souhait, l'espérance, la préférence, l'insistance, l'exception, l'avertissement, la tentation, etc.

·        la science de la sémiologie, qui traite d'une part des significations fondamentales des mots - au propre ou au figuré et cela constitue la tache du dictionnaire – et d'autre part des référents sociaux et psychologiques.

b)      les sciences de l'esthétique linguistique : elle désigne les différents outils artistiques  innové par l'esprit humain arabe pour empreindre de beauté, de force et d'effet les sens exprimés par les structures linguistiques. Ces sciences – qui sont les sciences de la rhétorique – sont trois :

·        la science des sens, qui traite des sens rhétoriques supplémentaires exigés par le ton, la situation et l'état du locuteur et le but du discours, en utilisant par exemple l'injonction pour exprimer l'ordre, le défis, le blâme, le conseil, etc. comme il traite aussi d'autres outils qui remplissent des sens rhétoriques donnant de la force à l'expression comme les procédés de la brièveté, la séparation, le raccordement, l'avancement, le retardement, la citation, la suppression, la manifestation, l'insinuation,  le revirement, etc.

·         L'éloquence, elle désigne un ensemble d'outils et de procédés qui permettent de s'exprimer par des degrés divers dans la force et l'éloquence. Comme la comparaison, la métaphore et l'expression allégorique. Chacun des ces procédés est divisé en plusieurs types.

·        La rhétorique désigne les différents genres d'esthétique linguistique et d'enjolivement de la langue dans le discours. Certains sont liés au côté phonétique et audible du texte comme la prose poétique et la paronomase. D’autres portent sur le sens comme les figures controlatérales et l’allégorie, ainsi que l’habileté à l’exorde, la défiance, le panégyrique à ressemblance de diatribe ou son contraire, etc.

 2.     La signification linguistique d'un texte

La signification linguistique d'un texte est véhiculée à travers : soit

(a)  la préposition (b) l'indication  (c) la signification (d) Al-Iqtidaâ. Selon cet ordre décroissant.

·        La préposition du texte est ce qui saisi de la structure de ses mots et de ses phrases, autrement le sens latéral.

·        L'indication du texte est le sens qui n'est pas directement tiré de ses mots mais qui est sous entendu et sous-jacent au sens latéral.

·        La signification du texte est ce qui est saisi de son esprit en cas où la cause du jugement est égale ou supérieur à la cause de son application sur une autre réalité.

·        Iqtidaâ du texte est le sens nécessaire pour que le discours soit sensé.

·        Les textes d'après leurs significations sont ou bien (a) ayant une signification claire, ou (b) ayant une signification ambiguë.

·        Le texte a signification claire est le texte dont le contenu est clair sans besoin d’explication et que l’on doit suivre et qui ne supporte pas d’interprétation sans preuve.

3.      La généralité du mot

Les mots dans leur généralité sont ou bien : (a) mot partagé (b) mot commun (c) mot particulier

·        Le mot partagé est celui dont le sens se retrouve partagé entre deux sens l'un linguistique et l'autre légal, dans ce cas on privilégie le sens légal. Et quand il partagé entre deux sens linguistique on privilégie celui dont l'argument est plus appuyée.

·        Le mot commun est le mot qui désigne un seul sens qui peut se concrétiser en plusieurs individus sans qu'ils soient inclus par le mot.

·        Le mot particulier est un mot qui désigne un sens qui se concrétise en des individus bien définis.

o  La généralité du mot se reconnaît par des termes comme : "koul", "el" de détermination du singulier ou du pluriel, les pronoms démonstratifs, les noms de condition, et l'indéfini.

o Le mot est spécifié par des arguments qui sont ou bien : liés à lui comme l'exception, la condition, la description et la fin. Ou bien détachés de lui tels la raison, la coutume, le texte, la sagesse de la législation. A part cela, on considère la généralité du mot et non la particularité de la cause.